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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 07:29

Au moment où les 35 heures seraient sur la sellette avec d’une part Manuel Valls qui veut les déverrouiller, et pour Nicolas Sarkozy : « elles n’existent plus », l’UMP serait pour une dérégulation complète du temps de travail l’UMP a donné à son programme en vue de 2012 une sérieuse poussée libérale : fin de la durée légale du travail et allègements de cotisations sociales sont au menu.

 
Rappelons que Depuis le passage aux 35 heures, les patrons avaient reçu deux cadeaux fiscaux pour mieux faire passer la pilule. Le plus récent, la défiscalisation des heures supplémentaires (4,5 milliards d’euros par ans de manque à gagner), et . L’ allègement de cotisations sociales à hauteur de 12 milliards d’euros,

Selon un sondage récent (56%) des salariés se prononcent contre la suppression des 35 heures, sondage Harris Interactive pour L’Humanité .Si les 35 heures étaient supprimées, 55% des sondés pensent que cela provoquerait une dégradation des conditions de travail.

 

Au moment où l’on apprend qu’il n’y aura pas de hausse de hausse du SMIC au mois d’août, les salariés devront encore attendre

C’est le taux d’inflation hors tabac des ménages urbains s’établissait à 1,96% au niveau de novembre dernier. La revalorisation aurait été obligatoire s’il avait atteint 2%. Le gouvernement en profite donc pour refuser toute augmentation alors que le taux d’inflation a atteint 2,1% au mois de juin. Les prix de l’alimentaire, de l’essence continuent eux d’augmenter.

 
Le SMIC est fixé actuellement à 9,00 euros brut de l’heure, soit 1.365 euros brut par mois pour un temps plein, donc très insuffisant pour permettre de répondre aux besoins des ménages, et de prendre des congés. Sans compter l’augmentation concernant le (chauffage, le carburants, le loyer, etc.). !
La misère continue pour les salariés du commerce de la restauration , des service , le personnel domestiques, les employés de bureau ,au SMIC à temps partiel, travailleur du dimanche et en nocturne. les travailleurs pauvres qui ne peuvent pas se loger . Etc.

c’est les bas salaire qui faut rehausser .

 

Pour une augmentation générale des salaires il va être grand temps de se mobiliser, à la rentrée …

Par SUD-chimie de FLINT Group
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 07:46

 http://continentalweb.free.fr/index.php

 

Des "solutions professionnelles ou personnelles" ont été trouvées pour 487 des 1.113 salariés de l'usine Continental de Clairoix, fermée début 2010, a indiqué vendredi la direction de l'entreprise spécialisée dans les pneumatiques.

A six mois de l'échéance du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), cela fait donc une proportion de 43% de salariés, alors qu'au terme d'un accord syndicats-direction de juillet 2009, un objectif de 80% des salariés reclassés à au moins 80% de leur ancien salaire brut avait été mentionné.

La direction a affirmé que cet objectif de 80% de reclassements ne figurait pas dans le document final du PSE mais qu'elle avait "la volonté d'aboutir au maximum de reclassements de salariés de Clairoix".

Parmi les 487 cas "solutionnés", on compte 182 CDI, 108 "projets personnels", 83 CDD ou intérims longs, 75 créations ou reprises d'entreprise, 14 mobilités internes, 15 retraites et 10 invalidités.

Le directeur des ressources humaines de Continental/Clairoix, Philippe Bleurvack, a mis en valeur au cours d'un point de presse à Compiègne (Oise) "les caractéristiques du marché local de l'emploi qui imposent le passage préalable par des périodes de CDD et d'intérim avant une embauche en CDI. Cela n'est pas toujours été simple à faire accepter", a-t-il souligné.

Il a toutefois considéré comme "encourageant" le nombre de formations longues (140 terminées, 72 en cours) qui devraient, selon lui "porter leurs fruits" prochainement. Un bilan définitif de l'accompagnement et du reclassement des salariés sera fait à la fin du congé mobilité, le 31 décembre 2011.

Au total, un budget de 4,5 millions (dont un gros montant pour altédia?) d'euros est consacré à des actions de formation pour un total de 585 salariés, a-t-il fait remarquer.

Des aides sont par ailleurs fournies pour encourager la mobilité des salariés vers des bassins d'emploi ou entreprises recherchant ce type de qualifications : il a cité Toyota à Onnaing (Nord)(qui n'embauche pas), Michelin à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et les industries aéronautiques dans la région de Toulouse.

En avril dernier, quelque 520 anciens salariés de Continental/Clairoix ont démarré une procédure devant les prud'hommes en estimant que Continental n'avait pas respecté ses obligations de reclassement.
Ils réclament des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi du fait du caractère illicite, selon eux, des suppressions de postes.

Ces licenciements étaient «fondés prétendument sur un motif économique qui n'existe pas», a affirmé leur avocate, Marie-Laure Dufresne-Castets.

Elle justifie aussi cette procédure, engagée en septembre dernier, par le fait que Continental n'a pas respecté, selon elle, «ses obligations de reclassement».

Invoquant des surcapacités de production, l'équipementier allemand avait annoncé en mars 2009 la fermeture de l'usine de Clairoix, intervenue début 2010.

Après un conflit social de plusieurs semaines, les syndicats et la direction étaient arrivés à un accord en juillet 2009 sur un plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant notamment l'octroi d'une prime extra-légale de 50.000 euros à chaque personne licenciée et l'objectif de reclasser 80% des salariés à au moins 80% de leur salaire brut.

Par SUD-chimie de FLINT Group
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 07:23

GOUVERNEMENT : LE COUP FUMANT DE L’ETE 2011 !

 

Chacun sait que la période estivale est propice aux coups les plus bas de tout gouvernement, et cette année c’est :

RETRAITE, LA DOUBLE PEINE.

La durée de cotisation va passer à 41,5 ans !

Ça date déjà de la semaine dernière pourtant et ça n’a pas fait de tsunami social pour autant.

Comme quoi, gouvernement, en été, fait ce qu’il te plait !

 

Après la contre-réforme illégitime de 2010 repoussant l’âge de départ de 2 ans, le gouvernement utilise le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pour passer le nombre d’années de cotisations à 41 ans et demi. Dans un premier temps, il l’appliquerait au privé, puis le généraliserait aux fonctionnaires et enfin aux régimes spéciaux, aux dates compatibles avec les contre-réformes de 2003 et 2007/ 2008.

Cette décision, annoncée par le ministre du Travail Xavier Bertrand et qualifiée de « double peine » par les syndicats, tombe quelques jours après l’entrée en vigueur de la loi repoussant l’âge légal de départ.

Il vient donc d’annoncer l’allongement, pour les générations nées à partir de 1955, de la durée de cotisation à 41,5 ans pour obtenir une retraite à taux plein.

Mercredi 6 juillet, le Conseil d’orientation des retraites (COR) rendait un "avis technique" évoquant, selon des sources concordantes, l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans pour les générations nées à partir de 1955.

Cette préconisation du COR serait en fait déjà inscrite dans la loi Fillon de 2003, qui indique que la durée de cotisation évoluera mathématiquement en fonction de l’allongement de la durée de vie à partir de 60 ans. Or celle-ci, "selon les dernières estimations de l’Insee, atteint actuellement 24,42 ans, soit près d’une année gagnée en quatre ans".

Pour être appliquée à la lettre, cette disposition de la loi Fillon doit être actée par un décret avant la fin 2011 pour la génération 1955, ce qui laisserait très peu de temps au gouvernement...

Xavier Bertrand a ajouté sur Europe 1 qu’il "publierait" un décret en ce sens "parce que c’est logique" et "nécessaire pour préserver l’équilibre de notre système de retraite".

Le ministre a souligné que c’est "tout simplement l’application de la loi de 2003". "Nous ne faisons qu’appliquer les textes", a-t-il dit.

Pourtant, les statistiques et prévisions du même COR indiquent que la durée réelle moyenne de cotisation est de 37,5 ans aujourd’hui, augmentera à 38,75 ans en 2020, puis baissera progressivement à 37 ans en 2035 et au-delà. Le gouvernement a déjà baissé les pensions en allongeant la durée de cotisation à 40 ans, puis 41, puis 41 et un trimestre. En annonçant une durée à 41 ans et demi, le gouvernement impose une nouvelle austérité aux retraité-e-s, qui vont subir une double peine : faire valoir les droits à la retraite 2 ans plus tard et toucher une pension moindre. Autrement dit, « travailler plus pour gagner moins ».

Xavier Bertrand a estimé que vivant "plus longtemps, il est logique que l’on travaille un peu plus longtemps".

La loi de 2003 stipule que les gains d’espérance de vie à 60 ans doivent se répartir entre un allongement de la vie professionnelle (pour les deux tiers) et de la retraite (pour un tiers). "Ce principe nous amène à passer aujourd’hui de 41 ans à 41,5 ans", a expliqué le ministre.

"A terme, il y aura 62 ans (pour l’âge légal de départ, ndlr) et 41,5 ans de cotisation, les deux en même temps, au moment où en Allemagne, c’est 67 ans et 45 ans de cotisation, en Espagne, c’est 65 ans", a-t-il fait valoir.

 

RETRAITE, L’ARNAQUE CONTINUE…

Les syndicats ont déjà protesté vivement contre ce nouvel allongement, dénonçant maintenant "une double peine".


L’Union syndicale Solidaires dénonce ce nouveau coup de l’été contre les futurs retraités-es, appelle l’ensemble des salariés-es et leurs organisations syndicales, à construire les conditions de nouvelles mobilisations interprofessionnelles.

Nous réclamons une durée de cotisation correspondant à la moyenne constatée aujourd’hui et prévue pour demain, 37,5 ans, et l’abandon de la double peine que représente la décote.

Par SUD-chimie de FLINT Group
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 08:26

Medef : La flexibilité « équitable » expliquée aux salariés

 

Savez-vous en quoi consiste la « compétitivité équitable » du Medef ? Réponse : supprimer l'horaire légal de travail, ne plus payer d'heures supplémentaires, conserver les allègements de charges et ? …ne pas augmenter les salaires !

 

Au Medef, on a le chic pour éviter les mots qui fâchent au profit d'expressions nébuleuses mais ... nettement plus élégantes. Ainsi, Laurence Parisot dans sa conférence de presse du 5 juillet ne parlait pas de « flexibilité accrue » mais « d'adaptabilité » et de « compétitivité équitable »

Et oui, le mot flexibilité c'est évocateur, mais laid ! Et pourtant, c'est bien ce qu'a décrit Laurence Parisot au cours de sa conférence de presse.

Il faut savoir que dans le raisonnement du Medef, le salarié est une sorte de « partenaire » qui a d'immenses devoirs, mais doit être conscient que ses droits doivent être minimes, sous peine de voir son entreprise péricliter.

Donc, selon Laurence Parisot : « (...) Les 35 heures continuent à faire des dégâts, notamment parce que le dispositif 35 heures a créé dans les esprits l’idée que
la base horaire était devenue une finalité dans le travail. Alors que cela doit être d’abord un moyen (...) »

En clair, salariés, la dolce vita est terminée. Oubliez vos RTT, investissez-vous, autant qu'il est nécessaire, mobilisez-vous, mais ... à titre quasi gracieux !

Car, dixit Laurence Parisot : « (...) un tel mouvement doit profiter à la fois à la question du coût du travail avec une baisse de la cotisation employeurs, mais aussi profiter au salaire net des salariés, avec une baisse de la cotisation des salariés (...) »

Profiter au salaire net des salariés, mais de combien ?

Pour en connaître le montant, il est bon de se référer à une intervention du Medef, en mars 2011 : « (...) la contrepartie offerte aux salariés est expliquée par le chef de file de la délégation patronale, Patrick Bernasconi : (...) La réduction maximale de cotisation est fixée à 0,4 point. Le taux de cotisation est actuellement de 6,40% : 4% sur la part employeur et 2,4% sur la part salariale (...) La baisse prévue représente (...)
60 à 70 euros de pouvoir d’achat en plus pour un salarié (...) »

Au delà de ce pourboire, Laurence Parisot nous confie comment elle entend rénover les relations entre salariés et employeurs, dans le cadre de la « compétitivité équitable » : « (...) du point de vue de la durée du travail, cela veut dire que
nous gagnerions en adaptabilité si la durée du travail devenait une durée conventionnelle. Une durée conventionnelle, cela veut dire une durée qui se négocie au niveau de l’entreprise, éventuellement au niveau de la branche. Cela, c’est un apport en souplesse qui nous rend plus compétitif ou plutôt également compétitif au sens de aussi compétitif et c’est bien de la compétitivité équitable car dans équitable, il y a le respect de chacun et notamment des salariés de nos entreprises (...) »

Revenons deux secondes à la définition de la « laide » flexibilité, proposée par la Banque de Ressources Interactives en Sciences Economiques et Sociales. Elle en définit plusieurs types, dont deux, sont bien connues des salariés

« (...) La flexibilité quantitative externe se réalise par le recours au marché du travail. Elle consiste à faire varier les effectifs de l'entreprise en fonction des besoins par le recours aux contrats de travail précaires et les licenciements. (Plus de 600 000 ruptures conventionnelles depuis sa création )

La flexibilité qualitative externe consiste à remplacer le contrat de travail par un contrat commercial plus facile à rompre. On peut citer le recours aux travailleurs intérimaires (...) », ( les effectifs intérimaires sont en hausse de 17 % depuis le 1 er janvier )

Et une qui ressemble à s'y méprendre à « l'apport en souplesse » vantée par madame Parisot !

La flexibilité quantitative interne s'obtient par la variation de la durée de l'activité en fonction de la production : variation des horaires de travail, utilisation de temps partiels, annualisation de la durée du travail : les creux dans l'activité de l'entreprise sont compensés par les périodes de boom ce qui évite le recours aux heures supplémentaires plus onéreuses (...) »

Cette souplesse ne saurait bien entendu mettre fin aux allègements de charges qui : « (...) ne sont pas un cadeau. Les allégements de charges sont une nécessité. Sans ces allégements de charges, la situation de notre commerce extérieur serait bien pire encore (...) »

Résumons nous : Plus de flexibilité et de productivité des salariés cumulé au maintien des allègements de charges. Donc plus de profits à distribuer aux actionnaires ! Maintenant, pour ce qui concerne les dits salariés, ce serait à l'état de prendre en charge ou transférer sur le consommateur/salarié cette baisse de cotisation. CQFD !

On pourra regretter que Laurence Parisot n'ait pas eu le temps de de
nous expliquer en quoi les 35H00 ont été si désastreuses pour les profits des entreprises du CAC 40 et ses actionnaires ?

2007 : « (...) près de 95 milliards d'euros (...) »
2008 : « (...) près de 85 milliards d'euros de bénéfices (...) »
2009 : « (...) 49,6 milliards d'euros de profits (...) »
2010 : « (...) Plus de 80 milliards d'euros de bénéfices (...) »

Entreprises qui, au demeurant, payent infiniment moins d'impôts, sur les sociétés que les PME, voir, pas du tout !

Quant aux rémunérations des dirigeants exécutifs des entreprises du SBF 120. Indice qui comprend les 120 principales sociétés cotées en France et donc celles du Cac 40, on pourra constater, que la vie n'a pas été trop dure en 2009 comme en 2010.

Mais comme le dit Laurence Parisot : « (...) La France a changé. L’Europe a changé. Le monde a changé (...) » Et c'est pourquoi, elle affirme sans rire que : « (...)
Dans une telle approche globale, sans limite dans le temps, sans contrainte, nous pouvons avoir l’espérance de remplir cet objectif d’une meilleure compétitivité au service de tous (...) »

Reste à savoir la définition exacte du : Tous
... de Laurence Parisot !

Par SUD-chimie de FLINT Group
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 07:53

Solidarité de SUD et des Solidaires Oise à Gérard Filoche.
Inspecteur du Travail accusé injustement de trop bien défendre les salariés-es !

RASSEMBLEMENT 6 JUILLET 2011 à partir de 12h30
devant la 31e Chambre correctionnelle de Paris
(Palais de justice 4, bd du Palais M° Cité)

La pétition :
Le blog de Gérard Filoche :

Le tract intersyndical :


SUDchimie et les SUD-Solidaires Oise ne peuvent admettre tout jugement arbitraire et toute répression qui va à l'encontre de la défense des salariés-es...
C'est l'Inspection du Travail et la Médecine du Travail qui sont gravement remis en question aujourd'hui, en Sarkosie !

Par SUD-chimie de FLINT Group
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 08:32

Longtemps considéré comme un indicateur avancé de l'économie, le travail temporaire avec la crise est devenu un indicateur avancé de la précarité. Comment s'est déroulé ce changement ? Quelles sont les répercussions sociétales ? Doit-on limiter le recours au travail temporaire pour le bien-être social et économique ?

 

L'intérim a pour objectif de pourvoir temporairement à un emploi. Il ne peut être utilisé pour un usage permanent. En ce sens, le taux d'activité du travail temporaire permettait aux prévisionnistes de confirmer des tendances. Si les entreprises recrutent aujourd'hui en intérim, demain elles recruteront en CDI.

 

Or, avec la crise, certains paradigmes ont changé et de l'aveu du futur ex-directeur général du Pôle emploi, la reprise de l'intérim n'implique plus la reprise de l'emploi.

 

Au mois de Mai alors que l'intérim connaît une hausse de 17% depuis le 1er janvier 2011, le taux de chômage augmente lui de 0.7 %, soit 17 700 chômeurs de plus n'ayant eu aucune activité professionnelle (la fameuse catégorie A) et les catégories B et C qui sont celles des intérimaires et autres précaires augmentent respectivement de 6.3% et 15%.

 

Cela pourrait s'apparenter à un paradoxe mais cela correspond davantage à une perversion du système. Pour les entreprises dont la vision est de plus en plus court termiste, il s'agit d'axer tous les efforts sur la marge au détriment de l'innovation, de la qualité et du développement. L'intérêt n'est plus la survie de l'entreprise mais les gains des actionnaires, l'équilibre est rompu.

 

Ainsi, pour les travaux les plus pénibles, le recours à l'intérim permanent devient la règle comme chez Peugeot pour la construction de la C4 où les postes de travail de nuit sur la chaîne de production sont réservés aux intérimaires. Toujours dans l'industrie automobile (l'un des piliers économiques de l'intérim), chaque nouvelle activité est présentée comme temporaire est donc amène à préférer les contrats précaires aux autres comme pour la mise en conformité des nouvelles normes anti-pollution. Il en est de même au parlement européen pour ce que l'on nomme les petites mains du parlement.

 

Par ailleurs, le recours à l'intérim permet aux entreprises de s'assurer de disposer des meilleurs salariés au moindre coût comme le confirme des professionnels de chez Manpower, Adecco, Randstad et les PME. Sans compter que pour la formation, les accidents du travail cela permet de déplacer les frais de prise en charge.

 

Les répercussions sociales et économiques sont immédiates. Une personne en intérim ne peut plus avoir de projet et elle n'est plus certaine de pouvoir déménager (les bailleurs réclament des contrats en CDI), de disposer d'un crédit, de bénéficier de formations au service de son développement professionnel pour ne citer que les points les plus connus.

 

Le premier résultat est une moindre consommation alors que durant des années, la France s'est distinguée des autres pays européens par une consommation interne plus importante que ses voisins. La seconde conséquence est une précarisation des classes populaires et moyennes avec une défiance plus accrue à l'égard des entreprises, ce qui posera des problèmes managériaux supplémentaires pour les entreprises.

 

La limitation ou plus précisément le retour à un recours responsable de l'intérim permettrait de mettre un terme au développement des salariés jetables et cela dans toutes les strates des salariés. Il ne faut pas s'étonner à moins d'appartenir à l'une des organisations sectaires du patronat ou de certains partis politiques comme l'UMP.

 

Tant le travail temporaire permet aux entreprises une flexibilité indispensable à la réalité des entreprises tant son recours abusif permet simplement à des personnages politiques de pacotille de fanfaronner sur le taux de chômage et aux entreprises d'encaisser de confortables dividendes.

Par SUD-chimie de FLINT Group
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 13:27

 Le syndicaliste avait été convoqué le 3 mai dernier pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d’ADN après sa condamnation pour les évènements à la sous-préfecture de Compiègne en 2009. Une peine d'un mois de prison avec sursis avait été requise.

Devant les Conti, le cégétiste avait réaffirmé son refus d’être "traité comme un criminel". "Mon seul délit, ça a été de défendre la dignité des Conti."

Plusieurs organisations syndicales et personnalités politiques avaient alors dénoncé "les dérives de cette loi, qui est devenue une arme pour criminaliser les actions syndicales".

Ce jour à la sortie du tribunal, Xavier Mathieu explique : "J'ai été relaxé, c'est énorme. Le juge a reconnu que l'accusation était disproportionnée et que j'avais agi dans un cadre syndical. Il légitime totalement mon refus de me soumettre à cette loi liberticide, ça ne s'était jamais vu".

Il est depuis le début défendu par la très célèbre avocate : Marie-Laure Dufresne-Castets.

"C'est un jugement qui restera, c'est la première fois qu'une telle décision est prise pour un syndicaliste", a-t-elle estimé.

Selon elle, seuls des faucheurs volontaires ont pu bénéficier jusqu'ici d'une relaxe après un refus de prélèvement d'ADN. Mais celles-ci s'expliquaient par un vide juridique, la destruction de plants de maïs génétiquement modifiés ne faisant pas partie des infractions spécifiées dans le texte de loi sur le fichage des empreintes génétiques.

"L'infraction de dégradation de bien public est bien présente dans le texte de loi sur le fichage génétique, mais dans le cas de M. Mathieu, le juge a estimé que dans la mesure où c'était un acte commis dans le cadre d'une action syndicale, ce n'était pas un acte de délinquance. C'est une consécration pour le combat syndical dont on reconnaît ainsi la légitimité", a ajouté l'avocate.

Le rendu du jugement, lire :  

Nous pouvons être satisfaits, ce cas fait donc maintenant jurisprudence. C’est une grande victoire sur le renforcement de la répression envers les militants et défenseurs des droits des salariés-es.

 -oOo-

 

Xavier Mathieu tout comme le conflit des Conti a toujours été soutenu par les SUD et Solidaires, notamment Solidaires Oise, malgré que n’ayons eu aucune représentation syndicale sur le site de Clairoix à l’époque. Tout comme FSU et CNT d'ailleurs.
SUD chimie de Flint a été de toutes les actions et les manifestations.

Comme quoi il est possible de dépasser certaines lourdeurs de raisonnement et de tolérance qu’éprouvent parfois nos « homologues ».


Par SUD-chimie de FLINT Group
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 08:09

L’Assemblée nationale examinera le jeudi 30 juin 2011 la proposition de loi sur l’organisation de la médecine du travail, adoptée en première lecture par le Sénat le 27 janvier 2011. Depuis plusieurs mois, l’Union syndicale Solidaires et le collectif Santé travail auquel elle participe dénoncent un texte lourd de menaces pour la santé des travailleurs.

En effet ce texte prévoit de transférer les missions des médecins du travail aux présidents des services de santé au travail, associations sous la coupe des employeurs. C’est donc à ceux qui génèrent les risques professionnels que le législateur demande d’assurer leur prévention et ce en permanence puisque la maigre avancée adoptée par le Sénat d’une présidence alternée employeur/salariés est balayée. Autant confier au renard les clés du poulailler !

Par ailleurs, ce projet de loi est aussi dangereux pour les salariés exposés qui, soit voudront demander réparation de leurs préjudices auprès des tribunaux en faute inexcusable, soit voudront partir plus tôt en retraite comme le prévoit la partie pénibilité de la loi retraite. Dans tous ces cas, ils ne pourront asseoir leurs demandes que sur les preuves que les employeurs voudront bien fournir via les services de santé !

De plus, ce texte propose « afin de tenir compte de spécificités locales » d’autoriser des dérogations dans le suivi médical d’une large part des salariés les plus précaires, par exemple les salariés temporaires ou les travailleurs exécutant habituellement leur contrat de travail dans une entreprise autre que celle de leur employeur. Pour l’Union syndicale Solidaires ces dérogations sont lourdes de menaces pour la santé de ces travailleurs souvent très exposés à de nombreux risques.

Aucune des urgences n’est traitée, ni la situation de pénurie des médecins du travail, ni les missions des services de santé au travail qui doivent être au service de la prévention et du maintien dans l’emploi, ni l’attribution obligatoire de moyens de fonctionnement (budgets, locaux) par les employeurs et encore moins l’instauration de la prévention des risques professionnels pour la santé comme constituant une mission régalienne de l’Etat.

Parce que l’Union syndicale Solidaires n’accepte pas que la médecine du travail voit ses moyens réduits et son indépendance rabougrie, elle appelle au rassemblement et à la conférence de presse devant l’Assemblée nationale le jeudi 30 juin 2011 à 10 h. L’Union syndicale Solidaire demande aux députés de rejeter ce projet de loi qui ne permettra pas aux travailleurs de bénéficier de la médecine du travail indépendante dont ils ont besoin. Le médecin du travail doit agir dans l’intérêt exclusif des salariés

Par SUD-chimie de FLINT Group
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 18:53

5ème Congrès national de l’Union Syndicale Solidaires 
 


Annick Coupé réélue pour un dernier mandat

Poursuivre le développement dans un syndicalisme de lutte sur le terrain.


En commençant par l’épilogue, la Déclaration de ce 5ème Congrès, puis en revenant dans cet article sur les coupures de presse du net, au fil des jours de ce congrès -> lire :
A lire également la revue de presse complète de Solidaires National :  

 

Rien de mieux que d’être décrits et analysés par les autres…

Pour celles et ceux qui nous lisent et qui veulent mieux nous connaître, bonne lecture…

Pour nous rejoindre: solidaires60@gmail.com ou tél.:0668282558 ou 0672293850

SUD chimie de FLINT: Patrick Cambray: 0672293850 / 0344776781 / sudchimie@orange.fr
Par SUD-chimie de FLINT Group
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 20:50

Merci à SUD-éduc Oise et à SUDchimie de Flint pour leur présence et la représentation de Solidaires Oise.
A noter également la participation de SUD-rail, SUD-PTT, et quelques Solidaires venus de la région parisienne ainsi que Christian Mahieux pour l'US Solidaires nationale.
(Reportage complet avec photos dans le pdf : bouton clic01).

Prison avec sursis requise
contre Xavier Mathieu.
Non, le pouvoir n'abdique JAMAIS lorsqu'il s'agit de mâter une rébellion,
quelle qu'elle soit.   La preuve ?

Le porte-parole des Conti était jugé le 03 mai 2011 pour avoir refusé de donner son ADN.
A la suite de sa condamnation en 2010 à 4.000 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour sa participation à la dégradation de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009, le syndicaliste avait refusé de se soumettre à un prélèvement de son empreinte génétique.
Le jugement a été mis en délibéré au 28 juin.

Solidaires et tous les SUD sont depuis le début aux côtés des Conti. Nous constatons effectivement un acharnement contre ce mouvement de colère et de solidarité d’une grande ampleur « intolérable » envers la fermeture de ce gros site, pour des motifs de cannibalisme financier. 1200 personnes sur la paille, sans compter les métiers connexes et de sous-traitance qui y étaient attachés, une région sinistrée. Il reste un nombre incroyable de salariés-es qui sont encore dans la galère et qui risquent malheureusement encore d’y rester.
De plus cette fois SUD-Solidaires s’offusque du fichage ADN de tout militant syndical ou associatif dés lors qu’il est soupçonné de… troubler l’ordre public.
En réalité c’est une atteinte grave au droit d’expression, au droit de manifestation, au droit de défendre les acquis des travailleurs. On vit désormais dans un monde où tout doit être aseptisé, un monde ultra-sécuritaire, où chacune et chacun ne fume pas, ne boit pas, ne se drogue pas, ne baise pas, n’élève pas la voix, etc.
Un peuple de moutons bien laineux pour tenir au chaud notre monde « irréprochable » d’actionnaires du capitalisme.

Alors bien sûr il reste des irréductibles, … des syndicalistes ! Un monde d’incontrôlés, d’irresponsables qui peinent à rentrer dans le moule totalitariste sarkozien. Alors de ses petites mains et du haut de ses 1m56 il essaye de nous broyer.
Pour SUD-Solidaires comme pour tout ce millier de gens présents ce jour là, ainsi que les 7000 qui ont signé la pétition qui continue aujourd’hui, c’est une humiliation et une atteinte à la dignité de tout militant. Que l’on arrête de vouloir transformer en délinquants ceux qui ont le courage de se battre pour le droit des travailleurs dans ce pays. Oui malgré l’individualisme outrancier que l’on nous a bien inculqué depuis des décennies, heureusement il existe encore des braves pour continuer de penser que c’est par l’action collective que l’on défend et que l’on acquiert.

Xavier, on sera avec toi jusqu’au bout !
« On ne lâche rien » comme l’ont entonné tous ces braves qui t’ont soutenu…


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Le film de la journée :

Ce 03 mai, Xavier Mathieu, le syndicaliste a déjà gagné la bataille de la mobilisation !
De 800 à 1000 personnes sont en effet venues à Compiègne soutenir l’ex-employé de Continental. Parti de la Gare, le cortège des manifestants a ensuite occupé « royalement » durant la journée la place du château, à vingt mètres du tribunal.
La pétition internet avait déjà réuni elle même plus de 7000 signatures, demandant la relaxe.

Xavier Mathieu a été soutenu par des centaines de syndicalistes venus de métropole (CGT – SUD_Solidaires – FSU – Confédération Paysanne ) et de Corse, comme de Nouvelle-Calédonie ou encore de Martinique. Plusieurs personnalités de gauche ont participé à la manifestation, dont Jean-Luc-Mélenchon (PG), Marie-Georges Buffet (PCF), Olivier Besancenot (NPA), Jean-Marie le Guen (PS), Nathalie Arthaud (LO), etc, dénonçant « le fichage et la criminalisation du mouvement social ».

C’est le poing levé que Xavier Mathieu est ressorti du tribunal correctionnel de Compiègne, vers 15h30. Le leader emblématique des salariés licenciés de l’usine Continental de Clairoix devra attendre le 28 juin pour savoir s’il est condamné ou relaxé, après avoir refusé de donner son ADN à la police en juillet 2010, …plus d’un an après les faits !
A la barre, il a expliqué avoir «désobéi à cette loi injuste» qu'il estime «liberticide et totalitaire».
En théorie, Xavier Mathieu risquait jusqu’à un an de prison ferme et 15000 € d’amende pour ce refus de prélèvement d’ADN. Mais Ulrika Delaunay-Weiss, procureur de la République de Compiègne, a requis un mois de prison avec sursis.

L’avocate du militant CGT, Me Marie-Laure Dufresne-Castets, a déposé des conclusions d'illégalité, affirmant qu'un décret donne la capacité au parquet de convoquer ou non en vue de tels prélèvements. « Par principe, je crois que nous ferons appel en cas de condamnation, quelle que soit la peine prononcée », confie l’avocate à l’issue de l’audience. Pour la défense de son client, cette dernière a notamment fait venir à la barre une spécialiste des populations humaines à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Objectif : prouver que les prélèvements d’ADN effectués par la police — qui peuvent aussi révéler des informations sur les origines ethniques ou les prédispositions à la maladie des personnes — constituent une atteinte aux libertés individuelles.

Le procureur, Ulrika Delaunay-Weiss, a réfuté cet argumentaire. Elle a expliqué que le décret incriminé porte sur des modalités administratives et le délai de transmission des prélèvement au FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques). « Cette demande de prélèvement d’ADN est légale et fait suite à une dégradation de biens d’utilité publique, le saccage de la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril 2009 ».
« Ce n’est pas le syndicaliste qui est jugé mais le citoyen », a affirmé la procureur.
Créé en juin 1998 pour recenser l'ADN des condamnés définitifs pour des infractions sexuelles, le fichier national automatisé des empreintes génétiques a été étendu en 2001, 2003 et 2010 à de nombreux autres « crimes et délits ».

Xavier Mathieu a estimé quand à lui que sa présence au tribunal était uniquement politique : « Je suis persécuté. On s’attaque au syndicaliste qui défend les salariés, mais j’estime que je n’ai rien à faire dans un fichier entouré de violeurs ou de pédophiles. J’ai 46 ans, je suis père de trois enfants et je ne suis pas un criminel. Si j’étais accusé de viol, je donnerais mon ADN pour me disculper. Mais là, je ne mérite vraiment pas ça », s’est-il défendu.

En attendant la décision du tribunal, Xavier Mathieu envisage de poursuivre son combat aux côtés des ex-salariés de Continental. Plus de 600 d’entre eux ont décidé de dénoncer le caractère économique de leur licenciement devant le tribunal des prud’hommes et autant sont toujours à la recherche d’un emploi après la fermeture de leur usine.
L'usine de pneumatiques Continental de Clairoix a fermé début 2010, entraînant la suppression de 1.120 postes. Les ouvriers avaient obtenu 50.000 euros d'indemnités de départ extra-légales.

Par SUD-chimie de FLINT Group
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