Liens SUD chimie

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /Mars /2007 09:27
Le désastre social actuel d’EADS met en évidence trois problèmes récurrents qui sont pourtant actuellement passés sous silence. Le premier est celui de la surévaluation de l’euro. La politique de change, ou plutôt l’absence de politique de change, décidée, de fait, par la Banque Centrale Européenne (BCE) entraîne une surévaluation de l’euro par rapport au dollar et aux monnaies qui lui sont liées. Elle aboutit à une importante augmentation des prix pour EADS par rapport à son concurrent Boeing et pousse donc EADS à délocaliser ses activités hors de la zone euro. La doctrine du « laisser faire, laisser aller » en matière de politique de change appliquée par la BCE montre une fois de plus ses conséquences néfastes.

Le second problème soulevé par les problèmes d’EADS renvoie à l’absence de politique industrielle européenne. Alors que Boeing bénéficie d’un soutient constant de la part du gouvernement des Etat-Unis, tant par le biais de commandes publiques au niveau de la recherche-développement, l’application de la doctrine de « la concurrence libre et non faussée » par l’Union européenne empêche toute politique publique. La politique industrielle est réduite par la Commission européenne à la politique de la concurrence.

Le troisième problème renvoie à la logique même du mode de fonctionnement actuel du capitalisme. Les erreurs managériales de la direction d‘EADS ont entraîné des retards pour la livraison de l’A380 qui vont se traduire par des pénalités financières importantes pour l’entreprise. Cette situation a entraîné une baisse du cours de l’action d’EADS de 20 % par rapport à son niveau de janvier, alors même que le carnet de commande d’EADS est plein pour cinq ans et que l’entreprise continue à faire des profits importants. Le plan de restructuration actuel n’a pas d’autre objectif que de rassurer les actionnaires et de tenter de faire remonter le cours de l’action. Ce sont une fois de plus les salariés qui payent les erreurs de gestion de managers surpayés pour le plus grand profit des actionnaires.

SUD
et l’Union syndicale Solidaires condamnent le plan de restructuration lancé par la direction actuelle d’EADS. Elle appelle les salariés à se mobiliser pour y faire échec. L’Etat, qui est encore un actionnaire de référence d’EADS avec 15 % du capital, doit intervenir afin de permettre à EADS de vivre. Au-delà, se pose la question de la place du transport aérien dans l’économie mondiale tant du point de vue du développement du trafic de voyageurs que d’un point de vue écologique.

* Communiqué *

Union syndicale Solidaires de la Somme
BP 27 - 80016 Amiens Cedex
Porte-parole : 06 77 50 28 37

Courriel : solidaires80@wanadoo.fr
Site : http://perso.wanadoo.fr/solidaires80
Union locale Solidaires Albert - Méaulte

Amiens le 2 mars 2007
Soutien à tous les salariés d’Airbus MEAULTE

L’union syndicale SUD-SOLIDAIRES de la Somme apporte son soutien total aux salariés d’AIRBUS MEAULTE menacés d’être jetés en pâture à d’éventuels repreneurs pour finir par être ... revendus à une autre société !!

Après des années de bons et loyaux services, des générations de travailleurs, de l’usine Potez d’avant guerre à l’aérospatiale des années 80 jusqu’à Airbus EADS aujourd’hui, c’est le remerciement des ...actionnaires d’EADS ! La logique financière prime sur la destinée des humains !!!

Car ce qui tient lieu d’avenir, c’est juste un nom : « power 8 » !

Ordinairement, dans ce genre de catastrophes humaines, les divers décideurs nous tiennent le fameux discours des secteurs en perdition et des entreprises qui tournent à perte. Ici rien de tel : une main d’œuvre très qualifiée disposant d’un grand savoir faire se voit condamnée à terme avec des carnets de commandes pleins auquel elle ne peut faire face !!!

La réalité du partenariat dans une entreprise capitalisée en bourse, c’est bien une prise d’actions extérieure. En d’autres termes, une vente pure et simple !

Au-delà du projet industriel qui a coûté des retards et la baisse de l’action, ce plan aurait-il pour but final de singer l’organisation de Boeing qui emploie moins de 10 000 personnes et fait peser sur la sous-traitance la quasi-totalité de la partie industrielle, quand EADS emploie plus de 55 000 personnes en Europe ?

Aujourd’hui les élus locaux et régionaux qui ont investit l’argent public des contribuables de Picardie pour construire une plate forme aéroportuaire près du site de Méaulte pour accueillir les avions gros porteurs Béluga chargés de transporter les tronçons des pointes avant, sont bien embarrassés et clament leur désir de devenir...actionnaires à leur tour...

L’union syndicale SUD-SOLIDAIRES apporte son soutien unitaire à tous les syndicats représentant le personnel de Méaulte et son soutien sans condition à tous les travailleurs d’Airbus et à tous les salariés des entreprises des sous-traitants aéronautiques touchés par ce plan.
Par SUD Chimie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 09:40

Communiqué de presse de SUD Renault

« Le 24 Janvier dernier, un salarié du Technocentre RENAULT s'est donné la mort sur son lieu de travail.

Ce suicide est le quatrième sur le site en moins de 2 ans et demi. En Novembre 2006, SUD dressait déjà le constat dramatique du premier établissement d'ingénierie mondial RENAULT où 12 000 personnes sont soumises quotidiennement à la pression des objectifs imposés par le récent plan 2009 de Carlos Ghosn. A l'externalisation de plusieurs secteurs et la sous-traitance à outrance, s'ajoutent des objectifs individuels toujours croissants où l'incertitude et la peur de mal faire poussent les salariés à ne plus compter leur temps de travail. Pour certains, la souffrance les entraîne vers la dépression ou les pousse à commettre des actes irréversibles.

A travers la violence de ces actes, SUD ne voit aucune fatalité et dénonce le climat anxiogène qui règne depuis plusieurs mois dans notre établissement de Guyancourt (Yvelines) ».

Le 25 janvier 2007.

---oOo---

SUD Renault - 21février 2007.

La Direction de chez Renault qui jusque là se défendait par une comparaison douteuse avec un taux de suicide « comparable à une ville de 12 000 habitants », parle aujourd'hui d'un « échec collectif ». Une dernière dérobade pour englober y compris les collègues dans ce drame alors que c'est l'employeur qui est l'unique responsable de la santé physique et morale des salariés dans l'entreprise !

Constatant la dégradation du climat social chez Renault, les syndicats SUD et CGT se battent depuis plusieurs mois au CHSCT pour qu'une enquête indépendante soit mise en place. Mais la Direction et les syndicats CGC et CFDT (majoritaires) s'y sont jusqu'à présent refusés. Par contre la Direction a lancé après les directives de Carlos Ghosn, une enquête sur « l'engagement » des salariés dans la réussite « du Renault contrat 2009 »...

S'il fallait s'en convaincre, les pressions toujours plus fortes sur les salariés pour satisfaire un appétit de profits jamais rassasié, comportent des risques de mort !

La Direction de Renault n'a certainement pas souhaité ces drames. Mais nul ne peut nier qu'ils sont le résultat d'un management par le stress, par la peur et le mal vivre. En cela, l'aveuglement d'une Direction comme celle de Renault est criminel. Car malheureusement cette méthode de management n'est pas particulière à Renault et existe dans toutes les entreprises. Cette politique se traduit par :

• L'augmentation des objectifs

• La diminution des moyens

• La dégradation des conditions de travail

• Le maintien d'une politique salariale au plus bas

• L'obligation des heures supplémentaires

Comme le code du travail le prévoit, les syndicats SUD et CGT de chez Renault renouvellent leur demande pour qu'une expertise indépendante sur les risques de troubles psychosociaux dans l'entreprise, se mette en place et le plus rapidement possible.

Avec SUD Renault, Solidaires Industrie se bat au quotidien pour changer la vie dans l'entreprise. Ce combat pour la justice sociale ne s'arrêtera pas tant que subsistera l'insécurité sociale pour les salariés.

 

Un suicide sur le lieu de travail dépasse la simple manifestation de la fragilité de l'individu. Au technocentre Renault de Guyancourt 4 tentatives en 2 ans (dont 3 irrémédiables) parlent forcément d'un profond malaise. Ce technicien travaillait sur la documentation de la nouvelle Twingo. Le  20 octobre 2006 un ingénieur qui travaillait sur un projet Logan s'est jeté du 5éme étage à une heure de grande affluence. Pour la famille il se sentait dévalorisé malgré qu'il travaillait souvent la nuit et le week end en plus de sa journée. A la suite de ce suicide  qui a marqué les esprits par sa violence, la direction de Renault a organisé une journée de formation afin de mieux identifier les situations de détresse... (au travail !)... tout en pratiquant une dénégation du lien suicide-travail et surtout pas avec le climat social dans lequel exercent ces milliers de salariés de haut niveau.

UN NOUVEAU CHALLENGE:   PREVENIR LE SUICIDE SUR LE LIEU DE TRAVAIL !

Chez Renault le management par le stress est devenu une pratique naturelle. Les manifestations du mal être au travail sont multiples (crises de larmes au sortir des entretiens individuels, troubles du sommeil, dépressions, prises de tranquillisants, etc). Schématiquement un salarié qui n'atteint pas ses objectifs est un salarié « mauvais », non performant, à sanctionner. Seuls les « bons » doivent être récompensés.

Le « contrat 2009 » de Carlos Ghosn, au travers de ses abus de management, de la pression qu'il produit sur l'ensemble des salariés de Renault, fragilise les repères sociaux de l'entreprise, la communication. Ceci tend à générer l'isolement, la solitude, la peur, le désespoir. Les salariés sont sous pression. Il ne s'agit pas seulement de charges de travail accrues mais aussi de « charge mentale ».

Un article du psychiatre Christophe Dejours dans Le Monde corrobore cette analyse en affirmant : « Le problème est qu'on n'évalue pas le travail mais le résultat de ce travail. A partir de là les méthodes d'évaluation sont des sources inimaginables d'injustices. Le suicide en est une signature. Le lieu où il est commis est forcément significatif et porteur d'un message ».

Ce message est donc fort pour nous, organisations syndicales. Cette entreprise est l'exemple extrême de ce que nous avons tendance à vivre au quotidien. On ne peut pas laisser s'installer ce genre de pratique dans le monde du travail, on ne peut pas laisser bosser des salariés la peur au ventre, avec la culpabilité de ne jamais bien faire, de se faire dévaloriser sous prétexte de compétition à l'objectif. Ces suicides signent une gestion par le stress que nous connaissons tous et toutes de plus en plus. Suppressions de postes, départs à la retraite non remplacés. Chaque jours on en remet une louche sur le dos des actifs. Des salariés ne savent même plus où commence et où fini leur travail, où commencent et où finissent leurs responsabilités.

 

FLEXIBLE ET CORVEABLE A MERCI.

Voilà la doctrine du « bon » salarié d'aujourd'hui. Et ne parlons pas de la valorisation de la reconnaissance du dévouement...

La gestion par le stress, la prééminence du management financier au détriment du management « humain » montrent ici dramatiquement leurs limites que des entreprises commencent à connaître. Soyons vigilants !

Par SUD Chimie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 09:48

Le décret

J.O. n° 265 du 16 novembre 2006

Chaque année, la consommation de tabac entraîne 66 000 décès et le tabagisme passif provoque 5 000 morts. Face à ce constat, le Gouvernement a annoncé, le 8 novembre 2006, sa décision arbitraire d’interdire le tabac dans les lieux publics.
Le décret n° 2006-1386 du 15 novembre 2006
fixe les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif.
Cette interdiction s’applique en deux temps :
  Dès le 1er février 2007, dans tous les lieux fermés et couverts accueillant du public ou qui constituent des lieux de travail, dans les établissement de santé, dans l’ensemble des transports en commun, et dans toute l’enceinte (y compris les endroits ouverts tels les cours d’écoles) des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l’accueil, à la formation ou à l’hébergement des mineurs.
  A partir de janvier 2008, dans les débits de boissons, hôtels, restaurants, débits de tabac, casinos, cercles de jeux et discothèques, afin de leur permettre l’aménagement, éventuel, d’un emplacement fumeurs.

Un champ d’application renforcé de l’interdiction de fumer
Comme précédemment, il n’est pas possible de fumer dans les lieux fermés et couverts affectés à l’ensemble des salariés tels que les locaux d’accueil et de réception, les locaux affectés à la restauration collective, les salles de réunion et de formation, les salles et espaces de repos, les locaux réservés aux loisirs, à la culture et au sport ou encore les locaux sanitaires et médico-sanitaires. S’agissant des bureaux, toute personne - le salarié, ses collègues, les clients ou fournisseurs, les agents chargés de la maintenance, de l’entretien, de la propreté, ... - doit pouvoir être protégée contre les risques liés au tabagisme passif, que l’occupation des locaux par plusieurs personnes soit simultanée ou consécutive. Il s’agit de tenir compte de la réalité des entreprises dans lesquelles, de fait, les locaux, y compris les bureaux individuels, ne sont jamais uniquement occupés par un seul salarié. C’est pourquoi l’interdiction s’applique dans les bureaux collectifs comme dans les bureaux individuels.

La responsabilité de l’employeur :
Une obligation de sécurité de résultat incombe à l’employeur vis-à-vis de ses salariés, en ce qui concerne leur protection contre le tabagisme passif dans l’entreprise. Il doit respecter et faire respecter les dispositions du
code de la santé publique. De ce fait, repose sur lui la responsabilité de mettre en œuvre l’interdiction de fumer dans l’entreprise et de la faire respecter. Il dispose pour ce faire de son pouvoir d’organisation au sein de l’entreprise corrélé, au besoin, de son pouvoir disciplinaire. En cas de manquement à ses obligations mentionnées dans le décret, l’employeur encourt des sanctions pénales.

Pour FLINT Group c'est l'interdiction stricte, pure et simple, de fumer dans l'entreprise. Une aide médicale et psychologique va-t-être mise en place rapidement pour aider nos 88 fumeurs identifiés. Tous nos fumoirs vont être abandonnés, ne répondant pas à la législation. La direction ne souhaite pas investir dans un ou des "sous-marins fumeurs", trop coûteux et restant incitatifs à la consommation de tabac. Bref il faudra se rendre dans la rue pour fumer sa clope à partir du 1er février.

Ne reste plus, comme en ont l'habitude certaines personnes dans l'entreprise, qu'à fumer la moquette !

 

SUD regrette néanmoins que l'entreprise n'ait pas pris en compte le problème plus tôt. C'est donc dans l'urgence et les mesures draconiennes que va-t-être appliqué ce décret.

 

 

MODALITES D'APPLICATION DANS L'ENTREPRISE 

L'interdiction de fumer dans les lieux fermés et couverts accueillant du public ou constituant des lieux de travail, entre en vigueur le 1er février 2007. Flint a fait le choix d'une interdiction totale de fumer dans les locaux fermés dépendant d'elle. Les mesures accompagnatrices validées sur proposition du CHSCT sont les suivantes :

1- Les personnes souhaitant arrêter de fumer seront aidées par l'entreprise dans le financement de substituts nicotiniques, à hauteur de 50 % des coûts engagés, sur présentation de factures nominatives. Une participation financière de 50% reste à la charge du salarié, sachant que la Sécurité Sociale peut assumer une prise en charge à hauteur de 50 euros par mois, dans le cadre d'un suivi médical. Par ailleurs, l'enquête diligentée par le CHSCT se poursuit et est en train d'être dépouillée .

2- Les salariés postés fumeurs pourront, s'ils le souhaitent commencer leur poste 15 minutes plus tôt, de facon à s'octroyer une "pause cigarette supplémentaire d'un quart d'heure". Cette mesure est valable pour une durée de 3 mois, à compter du 1er février. Les personnes qui souhaitent utiliser cette mesure, doivent le signaler auprés de leur chef de service qui en avertira la Direction des Ressources Humaines, afin de regulariser les pointages.

3- Hors zone Seveso, il est autorisé de fumer sur le(s) parking(s).

4- Une demande est en cours auprés de Coatings pour que le 2eme étage du batiment D 341 soit strictement non fumeur à compter du lundi 5 février , ainsi qu'un des 2 lieux de pause du D 210 (demande exposée pour le CHSCT de Coatings du 2 fevrier 2007).

5- Les différents chefs de service rencontreront cette semaine l'encadrement de proximité pour les sensibiliser sur la gestion de cette période de suppression du tabac dans l'entreprise.

Le président du CHSCT (05 février 2007).

Par SUD Chimie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 09:58

UNE PARTIE DE LA FRANCE PLONGEE DANS LE NOIR !

 Black-out électrique du 4 / 11 / 2006 (extrait de l’annonce AFP).

Une grande partie de l'Europe de l'ouest a été plongée dans le noir pendant près d'une heure samedi soir, notamment cinq millions de Français, à la suite d'une défaillance sur le réseau allemand, un sérieux incident qui relance le débat sur l'organisation énergétique dans l'UE.
Cette panne géante, la plus grave en France depuis près de 30 ans, a affecté également l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Belgique et l'Autriche notamment.


Selon le Réseau français de transport d'électricité (RTE), deux lignes à très haute tension (400.000 volts), les fameuses 'autoroutes électriques', ont connu des problèmes en raison du froid qui sévit en Allemagne.

Cette défaillance a provoqué un déséquilibre général de production en Europe. Pour éviter une surchauffe qui aurait entraîné un effondrement complet des réseaux, des systèmes de sécurité automatiques ont coupé immédiatement une partie de la consommation dans plusieurs pays.

'On n'est passé pas très loin d'un black out européen', a déclaré un membre du directoire de RTE, Pierre Bornard.


Mais les raisons qui ont entraîné cette réaction en chaîne n'étaient pas encore totalement élucidées dimanche et les gestionnaires des réseaux européens étaient en train d'analyser la situation.

En France, RTE a indiqué que 5.200 Mégawatts sur les 56.000 consommés à cet instant ont été interrompus, soit entre quatre et cinq tranches nucléaires. Son homologue espagnol REE a fait état d'un total de 2.500 mégawatts interrompus.

Le courant, coupé peu après 22H00, a été rétabli partout entre 22H30 et 23H00.


La sécurité électrique en Europe s'est dégradée depuis plusieurs années à mesure que la consommation augmentait et que les investissements de production d'électricité ne suivaient pas.

Régulièrement, pendant les périodes de froid intense ou de grosse chaleur, l'approvisionnement en électricité est menacé dans différents pays européens, y compris en France où les réacteurs nucléaires, qui fournissent 87% de la consommation, ont du mal à répondre à des pics inattendus.


Samedi soir, 'il y avait suffisamment de capacité de production en Europe', selon RTE. Mais dans le système européen interconnecté, 'tout le monde est solidaire, c'est une seule machine', a expliqué M. Bornard.


Dès dimanche, le chef du gouvernement italien Romano Prodi a déploré l'absence d'une 'autorité commune européenne' en matière d'énergie. 'Nous dépendons les uns des autres, mais nous ne pouvons pas nous aider mutuellement sans une autorité commune. C'est absolument contradictoire d'avoir plusieurs connections européennes et de ne pas avoir une autorité unique européenne', a-t-il déclaré à l'agence Ansa.


Alors qu'en France la privatisation de Gaz de France fait polémique, le député Vert Noël Mamère a estimé, sur France Inter, que la panne n'était pas 'un incident' mais 'la preuve que l'énergie doit rester un bien public et ne peut pas être privatisée, au gré du capitalisme'.

(…)
© AFP.
 

 

 

LA POLITIQUE DE L'ENERGIE EN DANGER

 

FEDERATION DES SYNDICATS SUD ENERGIE 
sud-sg-edf@edfgdf.fr
www.sudenergie.com

6 novembre 2006

Quelle qu’en soit la cause exacte, la gigantesque panne qui a privé d’électricité ce week-end 10 millions d’usagers européens aura eu le mérite de faire rebondir le débat sur le bilan de l’ouverture à la concurrence du secteur électrique.

De nombreux commentateurs ont en effet pointé du doigt à l’origine de la situation : la libéralisation.

Interrogé sur France Inter mardi 7 novembre à propos de cette question brûlante du bilan de la libéralisation, P. Gadonneix, sur la défensive et en se gardant bien de prendre parti, s’est contenté de rappelé prudemment deux « attentes » supposées des citoyens quant à la libéralisation : La première serait « d’avoir la liberté du choix » de leur fournisseur, la seconde serait « l’efficacité technique plus grande » supposée du marché.

Passons sur le refrain à propos de la liberté de choix, typique de l’hypocrisie du discours libéral et désormais usé jusqu ’à la corde. On sait que ce que veulent avant tout les usagers, et tout principalement ceux dont les moyens sont les plus réduits, c’est bénéficier du service techniquement le plus efficace (dans toutes les dimensions y compris la dimension écologique) et au coût le plus juste. La seule vraie question est de savoir si c’est le monopole public ou la concurrence qui est le plus adapté pour atteindre cet objectif.

Notons au passage que la baisse des tarifs a curieusement disparu des bienfaits attendus de la libéralisation, dans le discours de notre Président, du moins explicitement. La voilà au mieux noyée dans une prétendue « efficacité technique » fourre-tout. Et pour cause ! Depuis la fin du monopole public, les prix ne font qu’augmenter. Et P. Gadonneix de présenter comme une grande victoire le fait que les augmentations des prix réglementés (à supposer qu’ils survivent longtemps à l’ouverture aux particuliers en juillet 2007) seront limitées en France à l’inflation... pendant 5 ans ! Chacun peut imaginer ce qui se passera au-delà, lorsqu’on voit les hausses proprement délirantes sur les tarifs déréglementés, aussi bien du gaz que de l’électricité.

Comment peut-on imaginer qu’un système régi par le marché, avec des acteurs en concurrence ayant des intérêts divergents - chacun essayant de faire le maximum de profits - peut fonctionner durablement de manière correcte ?

Comment peut-on ignorer que le pouvoir de marché de chacun de ces acteurs est immense, puisqu’il a la capacité de mettre, à lui tout seul, le système par terre ? Comment la Commission Européenne peut-elle penser que le démantèlement des entreprises de service public et la dilution des responsabilités entre des acteurs multiples entraînera une amélioration du service ? Une telle position démontre une complète méconnaissance des contraintes techniques du système électrique.

Seul un système intégré, piloté par une entité ayant l’entière responsabilité et les moyens de contrôler l’équilibre offre-demande, et ayant pour objectif essentiel le maintien de cet équilibre, peut répondre à cet enjeu technique.

Cet équilibre offre-demande se fait depuis des décennies au niveau national. La panne de samedi démontre une interdépendance au niveau européen, et la question d’un régulateur européen peut être posée. Mais cette régulation ne pourra être efficace qu’entre acteurs publics, non soumis aux contraintes de la concurrence et ayant intérêt à coopérer plutôt qu’à se positionner en concurrents.

A plus long terme, cette panne soulève la question de l’adéquation du système de production actuel, en termes d’ajustement des capacités de production à la demande et de la pertinence d’une production très centralisée. Cette question ne peut être clairement posée que dans un système piloté par l’intérêt général et non par la recherche de profits immédiats de tel ou tel acteur.

Ainsi, la construction de nouvelles capacités de production doit être conditionnée au préalable à une politique très volontariste de diminution de la demande, qui doit être le principal levier du maintien de l’équilibre offre-demande ; par ailleurs, les capacités de production nécessaires doivent être construites au plus près des besoins, et non dans les pays déjà excédentaires comme la France sous prétexte d’une perspective de profit d’un « champion national ».

Alors jusqu’à quand l’entêtement libéral ?

Quelle logique défend la Commission Européenne et le gouvernement, a part celle du profit financier de quelques milliers d’actionnaires, l’immense majorité des usagers continuant à supporter les hausses de tarifs et bientôt les pannes à répétition d’un système défaillant ?

Cela suffit !

Non à l’ouverture du marché aux particuliers en 2007 ! Abrogation des lois de transposition des directives européennes et retour au monopole public en France !

Pour un Service Public Européen fondé sur la coopération entre opérateurs publics !

Par SUD Chimie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 10:01

Le dispositif visant à intégrer la baisse de l’impôt sur le revenu dans les premiers versements provisionnels semble désormais connu. Une baisse de 8 %, plafonnée à 300 euros, serait répercutée dans les deux premiers tiers ou les sept premières mensualités. Il conviendra d’étudier le dispositif qui sera retenu définitivement mais à ce stade, plusieurs éléments peuvent être avancés.

 

Les éléments chiffrés permettant de mesurer l’impact du dispositif :

-         les foyers fiscaux non imposables ne seront évidemment pas concernés par ce dispositif,

-         un célibataire salarié verra la baisse de 8% plafonnée à 300 euros si son salaire déclaré excède 30.000 euros,

-         un couple marié de salariés avec deux enfants verra la baisse de 8 % plafonnée à 300 euros si les salaires déclarés excèdent 53.000 euros,

-         les foyers fiscaux dont l’impôt 2007 baissera de moins de 8% par rapport à l’impôt de 2006 et ceux qui auront déclaré plus en 2006 par rapport à 2005 (et dont l’impôt de 2007 s’annonce plus élevé que celui de 2006) verront leur dernier tiers « survalorisé »,

-         en avançant ainsi la baisse de l’impôt et en diminuant d’autant le recouvrement des mensualités et de acomptes, l’Etat devra emprunter plus pour financer sa dette.

     

Le but de cette mesure, annoncée à grands renforts de communication, est donc clair : que la baisse de l’impôt soit visible le plus tôt possible en 2007…

 

Ce dispositif ne facilite donc pas la lisibilité de l’impôt et vient, en quelque sorte, parachever l’attaque frontale dont a été victime l’impôt sur le revenu pendant 5 ans, qui s’est traduite par la baisse du barème, la création et la revalorisation de niches fiscales et l’affaiblissement de la progressivité. Dans le même temps, l’imposition du patrimoine (Impôt de Solidarité sur la Fortune, Droits de succession et de donation) aura été allégée tandis que d’autres prélèvements (CSG et taxe d’habitation en tête) auront été augmentés. Un véritable basculement a ainsi été opéré au détriment des revenus modestes et faibles, favorisant notamment le développement des inégalités.

  

consulter le site www.snui.fr

Par SUD Chimie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /Sep /2006 10:13

■ Régulièrement les représentants des employeurs, la plupart des ministres de la plupart des gouvernements présentent toute revendication salariale comme indécente et nous opposent le salaire et l’emploi : pour espérer réduire le chômage il faudrait encore plus comprimer le « coût du travail » et notamment bloquer les salaires

■ Depuis vingt-cinq ans, la menace du chômage est brandie pour justifier ce blocage des salaires

■ Mais alors que la part des salaires dans la richesse nationale n’a cessé de baisser, le chômage restait un phénomène de masse et la précarité s’étendait à des catégories sociales plus nombreuses

■ Par contre, pendant le même temps, les profits de la plupart des entreprises croissaient fortement, de même que les dividendes de leurs actionnaires et les rémunérations de leurs dirigeants

 ■ De la même façon, le gouvernement fait des fonctionnaires (comme de l’ensemble des salariés de la Fonction publique) une simple variable d’ajustement budgétaire et sa politique en matière de pouvoir d’achat est identique à celle menée par le patronat

 

-oOo-


1- Augmenter les salaires : c'est possible !

2- Augmenter les salaires : c'est juste !

3- Augmenter les minima sociaux : c'est urgent !

4- Augmenter les salaires et les minima sociaux : c'est efficace pour l'emploi !


************

Des chiffres utilisés pour continuer de mentir !

 

 L'Insee avance un chiffre « officiel » d’une hausse du pouvoir d’achat moyen de 2,4%.

Or ce chiffre concerne tous les revenus, prestations sociales, rentes financières, salaires, et les uns n’ont pas augmenté de la même façon que les autres.

 

Ainsi la seule hausse « officielle » du pouvoir d’achat des salaires sur un an est seulement de 0,9%.

  

Mais ce chiffre global concerne l’ensemble de la masse salariale, ce qui veut dire qu’il inclut les créations d’emploi.

  

Il s’agit de plus d’une moyenne qui intègre l’évolution du pouvoir d’achat d’une minorité de cadres et de dirigeants.

  

Il ne dit rien sur le pouvoir d’achat de la grande masse des salariés qui a baissé : blocage des salaires, hausse des loyers, des tarifs de certains services publics, des frais de transport et particulièrement de l’essence, de nombre de produits alimentaires de base et de services nécessaires à leur vie familiale et sociale.

1- Augmenter les salaires : c’est possible

  

Depuis un quart de siècle, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises, la richesse produite, a baissé de 10 points alors que dans le même temps les profits financiers et dividendes versés aux actionnaires explosaient. En un an, le chiffre d’affaires des grandes entreprises a augmenté de 10 % et leurs bénéfices de 20 %. Il est donc tout a fait possible d’augmenter significativement les salaires, les entreprises ont de la marge !

 2- Augmenter les salaires : c’est juste

Il faut une augmentation de la majorité des salaires, en partant d’une augmentation prioritaire et forte des salaires les plus faibles, en fixant le salaire minimum à 1 500 euros nets. Le rattrapage des pertes cumulées de pouvoir d’achat doit s’inscrire dans l’objectif d’une réduction de « l’éventail » des salaires, elle même accompagnée d’une réduction de l’éventail des revenus par l’établissement d’une fiscalité beaucoup plus progressive. Pendant le même temps, il faut réintégrer dans les salaires soumis aux cotisations sociales (et qui serviront notamment de base pour le calcul des retraites par répartition) tous les éléments de rémunération qui en sont actuellement exclus. Il faut supprimer toute rémunération basée sur le mérite, le rendement ou la compétition. Chaque salarié, quel que soit le secteur professionnel et quelle que soit son activité, doit pouvoir bénéficier d’une carrière incluant des augmentations régulières et tenant compte des qualifications nouvelles acquises.

 3- Augmenter les minima sociaux : c’est urgent

Désormais pour nombre de personnes, et particulièrement les jeunes, les périodes de non activité font partie intégrante de leur existence ; la moitié des chômeuses et des chômeurs n’est pas indemnisée, et les indemnisations du chômage sont de plus en plus restrictives et contraignantes, pendant que certains minima sociaux font plus ou moins office d’allocation chômage. Il faut une très forte augmentation de tous les minima sociaux. Pour les personnes à la recherche d’un emploi, il faut, à terme, et particulièrement pour les jeunes, parvenir à une ouverture immédiate des droits à l’allocation chômage sans exigence d’une durée antérieure de travail. Le gouvernement vient d’annoncer une « cagnotte » de 5 milliards d’euros due à une croissance économique plus importante que prévue. Une partie de cet argent doit servir à l’augmentation des minima sociaux.

 4- Augmenter les  salaires et les minima sociaux : c’est efficace pour l’emploi

Le discours patronal n’a pas cessé de prétendre que « la modération salariale » devait faciliter l’emploi... et c’est ainsi que nous avons, et le chômage de masse, et des inégalités de plus en plus intolérables. L’accumulation des richesses dans les mains d’une minorité n’a en rien favorisé l’emploi, ni même l’investissement des entreprises qui continue de stagner. Augmenter le pouvoir d’achat du plus grand nombre aurait des effets économiques plus dynamiques sur un grand nombre de secteurs d’activités, tant dans la production que dans les services. A terme, ceci aurait des effets sur le niveau des emplois et aussi des investissements dans ces secteurs.

SOLIDAIRES / Septembre 2006
Par SUD Chimie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 13 avril 2006 4 13 /04 /Avr /2006 10:19

Le CPE : Contrat Première Embauche.

 

Une mobilisation unitaire et intergénérationnelle victorieuse pour faire retirer cette aberration de la précarité.  

 

Deux mois de mobilisation unitaire des jeunes, des salariés et de toutes leurs organisations ont donc été nécessaires pour faire reculer le gouvernement.

Alors que le CPE avait été passé en force au Parlement sans consultation préalable du monde syndical et qu’il constituait un élément central dans le démantèlement du Code du travail, les mobilisations massives et la détermination des manifestants, des grévistes et surtout de la jeunesse ont permis une victoire de toutes celles et de tous ceux qui souhaitent que la précarité, la flexibilité et les attaques contre les droits des salarié(e)s cessent .

 

MODALITES « diaboliques » DU CPE :

* Tranche d’âge concernée : 18 à 26 ans

* Taille de l’entreprise : + de 20 salariés.

* Période d’essais, dite de « consolidation » : 2 ans ! Puis passage en CDI.

* Licenciement : Possible durant ces deux ans. Pas de motif nécessaire, pas d’entretien préalable.  

* Préavis de licenciement : Aucun si embauché depuis moins d’un mois, 15 jours si embauché entre 1 et 6 mois, 1 mois si embauché depuis plus de six mois.

* Indemnité de licenciement : 8% de la valeur du salire brut versé depuis l’embauche.

* Prime de précarité : Aucune.

* Cotisations sociales patronales : Exonération totale pendant 3 ans pour l’embauche d’un jeune qui était au chômage depuis plus de 6 mois.

* Ré-embauche du salarié licencié : Possible 3 mois après le licenciement prononcé durant la période d’essai (2 ans).

* Embauche d’un autre salarié : Possible immédiatement et sous tout type de contrat.

 

LIRE :

 

07 mars 2006 : Non au CPE ! Un million de manifestants dans les rues.

Clic > http://www.e-monsite.fr/sudchimie/rubrique-1025487.html

 

09 mars 2006 : Intersyndicale des organisations salariées, étudiantes et lycéennes.

Clic > http://www.e-monsite.fr/sudchimie/rubrique-1018577.html

 

13 mars 2006 : Face à l’intransigeance du gouvernement imposons le retrait du CPE !

Clic > http://www.e-monsite.fr/sudchimie/rubrique-1011499.html

  

18 mars 2006 : CPE, plus que jamais le retrait. SUD matraqué !

Clic > http://www.e-monsite.fr/sudchimie/rubrique-1010340.html

 

24 mars 2006 : Deuxième Intersyndicale.

Clic > http://www.e-monsite.fr/sudchimie/rubrique-1007665.html


04 avril 2006 : En annonçant la promulgation de la loi le Président vient de prendre une décision grave et lourde de conséquences pour le pays. Appel à la grève nationale !

Clic > http://www.e-monsite.fr/sudchimie/rubrique-1006310.html


12 avril 2006 : La mort du CPE. La victoire sur le n’importe quoi !

Clic > http://www.e-monsite.fr/sudchimie/rubrique-1006087.html

Par SUD Chimie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés